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Bois-Grenier — commune de 1854, porte ouest des Weppes vers Armentières.
Mémoire · Bois-Grenier · 10 août 2026

Bois-Grenier a relevé son église à l’identique en 1926

Détruite en 1914, l’église Notre-Dame des Sept Douleurs a été reconstruite à l’identique et inaugurée en 1926. Un choix rare dans les Weppes, dans une commune érigée en 1854 et devenue porte ouest du territoire.

Par Rédaction Les Weppes
Gazette · 9 min de lecture
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Bois-Grenier — commune de 1854, porte ouest des Weppes vers Armentières.

Après 1918, les communes détruites des Weppes ont eu un choix à faire, et il n’était pas anodin : reconstruire à l’identique, ou reconstruire autrement.

Bois-Grenier a tranché pour l’identique. Son église Notre-Dame des Sept Douleurs, détruite en 1914, a été relevée à l’identique et inaugurée en 1926.

Ce que « à l’identique » veut dire

L’expression paraît évidente. Elle ne l’est pas.

Reconstruire à l’identique suppose de disposer de documents fiables — plans, photographies, relevés — permettant de restituer un édifice disparu. Cela suppose aussi de renoncer aux facilités techniques de l’époque, plus rapides et moins coûteuses. Et cela suppose surtout une décision collective : le conseil municipal, la paroisse et les habitants doivent vouloir retrouver ce qu’ils avaient, plutôt que profiter du chantier pour construire plus grand ou plus moderne.

Dans les Weppes, ce choix est minoritaire. Illies a reconstruit en néo-gothique, Hantay également, entre 1922 et 1928, avec des vitraux de J. Largillier. Escobecques a rebâti en 1927, Salomé dans les années 1920. Wicres, dont l’édifice tenait encore, a pu restaurer dès 1920. Et La Bassée, rasée deux fois, n’a achevé sa nouvelle église Saint-Vaast qu’en 2005.

Reconstruire à l’identique, c’est refuser que la guerre ait le dernier mot sur la silhouette du village.

Le panorama complet de ces chantiers figure dans Clochers reconstruits du plat pays.

1854 : une commune récente

Autre particularité de Bois-Grenier : la commune a été érigée en 1854.

C’est très récent à l’échelle du territoire. La plupart des communes des Weppes reposent sur des paroisses médiévales — Hallennes a une nef de 1127, Sequedin une église du XIIe siècle, Escobecques fut une seigneurie de la famille de Broide.

Bois-Grenier, elle, est née d’un détachement au XIXe siècle. Ce type de création correspond à des hameaux devenus assez peuplés pour réclamer leur autonomie administrative, souvent après une croissance liée à l’agriculture ou à l’industrie textile — nous sommes ici à deux pas d’Armentières, capitale du lin et du tissu.

Une commune de 1854 dont l’église est détruite en 1914 : soixante ans seulement séparent la naissance administrative de la destruction. Le village a passé une bonne partie de sa jeune existence à se construire, puis à se reconstruire.

Une position de porte ouest

Bois-Grenier compte environ 1 775 habitants sur 7,41 km², code postal 59280. Le maire est Michel Delepaul et le site municipal est mairieboisgrenier.fr. La commune se présente comme « un village où il fait bon vivre ».

Elle marque l’entrée ouest des Weppes, à la frontière du Pays de Weppes et de l’Artois, entre Armentières et le plat pays flamand. Cette position de charnière explique une bonne part de son histoire : elle regarde autant vers la vallée de la Lys que vers la crête d’Aubers.

Un secteur lourdement disputé

Si l’église a été détruite dès 1914, ce n’est pas un hasard. Le secteur d’Armentières et de la Lys a été l’un des plus disputés du front occidental, de la course à la mer de l’automne 1914 jusqu’à la bataille de la Lys en 1918 — celle-là même qui a achevé de raser La Bassée.

Bois-Grenier se trouvait dans la zone des combats et des cantonnements britanniques. Beaucoup de villages du secteur ont été littéralement effacés, puis rebâtis dans les années 1920.

Le contexte général de la mémoire weppoise est décrit dans Chemins de mémoire dans les Weppes.

La commune aujourd’hui : Houssoye, commerces, associations

Bois-Grenier n’est pas restée figée dans son récit de reconstruction. Elle combine aujourd’hui :

  • de l’habitat pavillonnaire, comme la plupart des communes des Weppes ;
  • la zone d’activités de la Houssoye, qui apporte emplois et recettes ;
  • des commerces de proximité, essentiels dans un territoire où le premier réflexe est souvent la voiture — voir Marchés et commerces des Weppes ;
  • une vie associative très active, dans le sport, la culture et la solidarité.

Ce dernier point n’est pas une formule. Dans une commune de moins de deux mille habitants, la densité associative fait la différence entre un village vivant et une cité-dortoir — c’est l’objet de Les associations, cœur battant des villages et de Ducasses et fêtes villageoises des Weppes.

Visiter

  1. L’église Notre-Dame des Sept Douleurs, en gardant en tête qu’elle a cent ans tout en ayant l’air plus ancienne — c’est tout l’objet du chantier de 1926.
  2. Le monument aux morts et le centre du village.
  3. Une boucle vers la campagne ouest, avec vue sur le plat pays flamand.
  4. Une extension vers Armentières, ou vers Radinghem-en-Weppes et la stèle des 20 000 de 1923 — voir La stèle des vingt mille.

Nos balades donnent les itinéraires, l’agenda les rendez-vous et l’annuaire les acteurs locaux.

Prolonger

La fiche commune de Bois-Grenier, la rubrique Mémoire, Petits clochers, grandes histoires et la carte des 25 communes.

Vous détenez des photos de l’église avant 1914, ou des documents sur le chantier achevé en 1926 ? Ce sont exactement les pièces qui permettent de vérifier ce que « reconstruit à l’identique » signifiait vraiment. Écrivez à la gazette.

Cet article a été rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis complété et relu par notre équipe.

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