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Santes — la commune où sortent les Géants créés en 1977 (photo : le village, hors cortège).
Portraits · Santes · 1 août 2026

Quand les Géants de Santes prennent la rue

Créés en 1977, les Géants de Santes inscrivent la commune dans une tradition flamande vivante, reconnue par l’UNESCO. Une autre façon de lire Santes — loin des blockhaus, tout près des ducasses et du bénévolat.

Par Rédaction Les Weppes
Gazette · 8 min de lecture
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Santes — la commune où sortent les Géants créés en 1977 (photo : le village, hors cortège).

Précisons d’emblée, par honnêteté : la photo qui illustre cet article montre Santes, pas ses géants. Nous n’avons pas encore de cliché de cortège dans nos archives — et si vous en avez un, la gazette est preneuse. En attendant, parlons de ce qui sort dans les rues de la commune depuis 1977.

Les Géants de Santes ne sont pas un gadget touristique. Ils inscrivent la commune dans l’une des traditions les plus vivantes du Nord, et ils racontent une facette de Santes que les cent vingt blockhaus de la « Bertha » font trop souvent oublier.

Les géants, une pratique flamande reconnue

Dans le Nord, en Belgique et jusqu’aux Pays-Bas, les géants processionnels appartiennent à un patrimoine ancien : des figures de plusieurs mètres, portées à dos d’homme ou roulées, qui défilent lors des fêtes de ville ou de village. La tradition des géants et dragons processionnels est reconnue par l’UNESCO au titre du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Chaque géant a un nom, une histoire, un métier, parfois une famille — un géant, une géante, un enfant. Il incarne un quartier, un ancien métier local, une légende ou une figure historique. Il ne défile pas seul : il est accompagné d’un cortège, de musiciens, de porteurs et d’un public qui le connaît par son prénom.

Un géant, ce n’est pas une mascotte. C’est un habitant que tout le village porte à bras.

1977 : Santes se dote des siens

La date compte. 1977, ce n’est pas le Moyen Âge : c’est une création contemporaine, à une époque où beaucoup de communes du Nord réinvestissent leur folklore. Dans les Weppes, Santes fait alors le choix d’un patrimoine actif plutôt que muséal.

Cinquante ans plus tard, cela signifie plusieurs choses très concrètes :

  • une association qui entretient les structures, refait les costumes, répare les mannequins ;
  • des porteurs — car un géant se porte, et cela demande du muscle, de la technique et de la relève ;
  • des sorties calées sur le calendrier festif local : ducasse, carnaval, fêtes de quartier, invitations dans les communes voisines ;
  • une transmission, la partie la plus difficile : trouver des jeunes prêts à reprendre le costume et l’armature.

Sur ce dernier point, lisez Les associations, cœur battant des villages : le sort d’un géant tient à une poignée de bénévoles, comme celui d’un comité des fêtes.

Santes, plus que ses blockhaus

Santes compte environ 5 652 habitants sur 7,54 km², code postal 59211. Le maire est Hiazed Belabbes, le site municipal est santes.fr. La commune s’étire le long de la Deûle, entre Haubourdin et Wavrin.

On y trouve, en quelques kilomètres carrés :

  • l’église Saint-Pierre, classée Monument historique en 1984 ;
  • les vestiges d’un ancien château-fort, le château du Parc (1852) et le château de la Rache ;
  • le patrimoine industriel lié à Wallaert ;
  • plus de 120 blockhaus allemands et le Chemin des Blockhaus — voir À Santes, on marche encore sur la « Bertha » ;
  • le Relais Nature et le Parc de la Deûle, Prix national du paysage 2006, plus l’étang de la Gîte ;
  • et donc, depuis 1977, ses Géants.

C’est beaucoup pour une seule commune. Cela explique pourquoi Santes se prête si bien à une journée complète de visite : mémoire le matin, nature l’après-midi, fête le soir si le calendrier s’y prête.

Voir sortir les géants : comment s’organiser

Les sorties ne sont pas quotidiennes, et les dates varient d’une année à l’autre. Trois réflexes :

  1. Consultez l’agenda de la gazette et les annonces municipales avant de vous déplacer.
  2. Arrivez avant le cortège, pas pendant : on voit mieux le géant se préparer et se lever que passer devant soi en trente secondes.
  3. Regardez les porteurs autant que la figure. C’est là que se joue le savoir-faire — l’équilibre, les relais, la conduite dans les virages étroits.

Et si vous voulez comprendre le contexte plus large des fêtes du plat pays, lisez Ducasses et fêtes villageoises des Weppes : vocabulaire, saisons, organisation et bonnes manières de buvette.

Pourquoi le folklore mérite une rubrique

Parce qu’il est fragile. Un cimetière militaire reste debout sans bénévoles ; un géant, non. Il faut un local pour l’abriter, des mains pour le réparer, des épaules pour le sortir et un public pour l’attendre. Chaque sortie est une preuve que la chaîne tient encore.

Pour prolonger : la fiche commune de Santes, les Portraits de la gazette, l’annuaire pour retrouver les associations santoises, nos balades le long de la Deûle et la carte des 25 communes.

Et l’appel reste ouvert : une photo de cortège, un souvenir de la première sortie de 1977, un témoignage de porteur ? Envoyez-le à la gazette. Nos géants méritent mieux qu’une illustration de village.

Cet article a été rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis complété et relu par notre équipe.

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