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Salomé — la chapelle d’Hespel, repère discret du patrimoine local.
Portraits · Salomé · 21 août 2026

Salomé, marcher jusqu’à la chapelle d’Hespel pour lire le village autrement

À Salomé, la chapelle du Comte d’Hespel n’est pas un monument isolé : une promenade courte relie fondation privée, église Saint-Vaast des années 1920, canal d’Aire et cimetière militaire.

Par Rédaction Les Weppes
Gazette · 9 min de lecture
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Salomé — la chapelle d’Hespel, repère discret du patrimoine local.

On peut traverser Salomé en voiture et n’en retenir que le bourg, les commerces et la proximité de La Bassée. On peut aussi partir à pied, sans chercher un circuit spectaculaire, et laisser la chapelle du Comte d’Hespel ouvrir une autre lecture : celle d’une fondation privée inscrite dans un village habité, à côté d’une église reconstruite, d’un canal et d’un cimetière militaire.

La commune compte environ 3 182 habitants sur 5,30 km², code postal 59496. Le maire est Vincent Delautre ; le site municipal mairie-salome.fr reste la référence pour les horaires et les rendez-vous. Salomé joue le rôle de pôle de proximité entre Hantay, Illies et La Bassée. C’est précisément cette densité — un vrai bourg, pas un hameau — qui rend la promenade utile : les strates se succèdent en peu de minutes.

Une chapelle, pas une église

La chapelle du Comte d’Hespel n’est pas l’église paroissiale. Elle n’est pas non plus un oratoire anonyme au bord d’un champ. C’est une fondation privée, liée à une famille dont le nom appartient à la notabilité du Nord. Dans les Weppes, ce type d’édifice dit quelque chose que le clocher ne dit pas : la dévotion, la fortune et parfois le deuil ont longtemps façonné le paysage autant que les conseils municipaux.

Le statut privé change la visite. On n’entre pas par habitude. On n’ouvre pas une grille. On n’invente pas un droit de passage parce que l’édifice est « patrimonial ». Une chapelle de famille se respecte comme on respecte une cour de ferme : depuis l’espace public, sans encombrer les accès, sans transformer les abords en parking improvisé.

Une chapelle privée n’est pas un décor. C’est une histoire de famille devenue paysage.

Partir du centre, marcher lentement

Le bon format est court. Rejoignez le secteur depuis le centre, observez les transitions entre maisons, jardins et espaces ouverts, puis arrêtez-vous assez longtemps pour voir l’édifice dans son voisinage. Le patrimoine se comprend aussi par ce qui l’entoure : une haie, un pignon, un silence de rue, un passage d’engin agricole.

Prévoyez des chaussures adaptées si vous prolongez hors des trottoirs. Restez sur les voies publiques. N’entrez ni dans les jardins ni dans les cours. Après la pluie, les bas-côtés sont gras ; en fin d’été, la chaleur et les insectes suffisent à rappeler qu’une promenade villageoise n’est pas une allée de parc.

Trois réflexes utiles :

  • vérifier sur mairie-salome.fr s’il existe une ouverture exceptionnelle, une fête ou une contrainte de circulation ;
  • croiser l’agenda avant de partir, pour ne pas arriver le jour d’une cérémonie ou d’un marché ;
  • garder l’annuaire sous la main si vous voulez un arrêt local — pain, café, artisan — plutôt qu’un aller-retour sans ancrage.

Relier trois échelles : famille, paroisse, eau

Depuis la chapelle, prolongez vers l’église Saint-Vaast, reconstruite dans les années 1920. Comme beaucoup de clochers des Weppes, celui de Salomé est plus récent qu’on ne croit : la Grande Guerre a pris les tours pour cibles, puis les dommages de guerre ont financé les relèvements. Le dossier Clochers reconstruits du plat pays situe ce chantier dans la série des années 1920, aux côtés d’Illies, d’Escobecques et de Wicres.

Troisième échelle : le canal d’Aire. L’eau n’est pas un décor de carte postale. Elle a organisé les transports, les limites et les paysages du sud des Weppes, vers La Bassée et Hantay. Marcher de la chapelle au canal, c’est passer d’une mémoire familiale à une infrastructure qui dépasse le village.

Ces trois lectures — fondation privée, paroisse reconstruite, voie d’eau — évitent de réduire Salomé à un seul cliché, mémoriel ou commercial.

Le cimetière militaire, une halte à part

Salomé abrite aussi un cimetière militaire de la Première Guerre mondiale, avec des tombes britanniques de 1940. C’est l’un des enclos rares du secteur où 1914-1918 et la campagne de France se lisent côte à côte. Le dossier Chemins de mémoire dans les Weppes le replace parmi les nécropoles d’Illies, de Wicres et de Beaucamps-Ligny.

Ce n’est pas une étape à cocher entre deux photos. On y entre comme dans tout lieu de sépulture : téléphone silencieux, pas de pique-nique, pas de grimpe, pas de commentaire à voix haute. Une visite courte suffit. Les noms et les dates font le travail.

Si vous enchaînez chapelle, église et cimetière le même jour, gardez un temps mort entre les deux derniers. La mémoire militaire n’a pas le même rythme qu’une promenade patrimoniale.

Un bourg vivant, pas un circuit figé

Salomé n’est pas un musée à ciel ouvert. Les 3 182 habitants vont à l’école, font leurs courses, tiennent des associations — le salon Weppes en Jeux, au complexe Nowacki, en est un exemple contemporain. La chapelle d’Hespel n’efface ni le quotidien ni les équipements. Elle ajoute une profondeur.

Cette coexistence est le sujet réel du plat pays : un village qui travaille, qui se déplace vers Lille ou La Bassée, et qui garde des édifices dont on connaît le nom avant de savoir les regarder. La fiche Salomé et la carte des 25 communes aident à situer le bourg dans ce réseau.

Pour une demi-journée honnête :

  1. chapelle du Comte d’Hespel, depuis l’espace public ;
  2. église Saint-Vaast ;
  3. cimetière militaire, si vous êtes disposé au recueillement ;
  4. canal d’Aire, vers Hantay, en suivant une balade balisée plutôt qu’un raccourci agricole.

Ce que l’on peut encore documenter

Les fondations privées sont souvent moins décrites que les églises. Une date de construction, une carte postale légendée, un nom de chapelain, une photographie d’avant-guerre : ces pièces manquent plus souvent qu’on ne croit. La gazette n’a pas vocation à remplacer un historien local ; elle peut signaler ce qui est vérifiable.

Vous avez une archive familiale, une date sourcée ou un récit lié à cette chapelle ? Écrivez-nous en précisant la provenance. Les détails vérifiables aident à mieux raconter Salomé, un pas après l’autre — sans forcer une porte, et sans transformer une hypothèse en certitude.

Cet article a été rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis complété et relu par notre équipe.

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