Les bénévoles et les associations qui font vivre les Weppes
L’annuaire recense 1 030 associations sur les 25 communes. Comités des fêtes, clubs, harmonies, parents d’élèves, restos du cœur : le portrait complet d’un tissu bénévole — et de ce qui le fait tenir.

Retirez les bénévoles des Weppes, et le plat pays garde ses clochers, ses champs, ses mairies. Il perd son calendrier. Plus de ducasse qui tient trois jours, plus de match le dimanche matin, plus de répétition d’harmonie le mardi, plus de permanence des Restos, plus de kermesse, plus de gerbe portée le 11 novembre par quelqu’un qui connaît les noms.
Ce tissu a un chiffre. L’annuaire de la gazette recense 1 030 associations publiées, réparties sur les 25 communes. Ce n’est pas un recensement des bénévoles — personne ne les compte vraiment. C’est la carte la plus complète dont nous disposions : des fiches, des sièges, des noms. Certaines associations dorment. D’autres vivent sans fiche à jour. Autour d’elles, des lieux classés en culture ou en patrimoine — géants, fanfare, musée — reposent sur les mêmes épaules.
Le portrait court de juillet, Les associations, cœur battant des villages, posait le cadre. Voici le territoire entier.
Une association, dans les Weppes, c’est rarement un logo. C’est une clé de salle, un trésorier, et des gens qui reviennent.
Ce que 1 030 fiches disent — et ce qu’elles taisent
Le chiffre vient des fiches de type « association » publiées dans l’annuaire, commune par commune. Il mélange des réalités très différentes : un comité des fêtes, une amicale de parents, un club de scrabble, une section d’anciens combattants, parfois une structure professionnelle ou un relais d’une association nationale.
Il ne dit pas :
- combien de personnes donnent du temps chaque semaine ;
- quelles fiches sont encore actives cette saison ;
- les clubs et les lieux classés ailleurs — sport et loisirs, culture, patrimoine — qui font pourtant partie de la même vie.
Il dit autre chose, et c’est déjà beaucoup : aucune des 25 communes n’est à zéro. La plus petite, Escobecques, en a 8 pour 302 habitants. La plus grande, Haubourdin, en a 121 pour 15 074 habitants. Entre les deux, le plat pays est couvert.
Où le tissu est épais
Deux villes portent le gros du nombre. La Bassée aligne 141 fiches pour 6 650 habitants — environ une association recensée pour 47 habitants. Haubourdin en aligne 121, soit environ une pour 125 habitants. Même ordre de grandeur en volume, densité très différente : La Bassée, ville-marché compacte, concentre ; Haubourdin, ville-porte, étale.
Derrière, un peloton de bourgs : Santes 68, Sainghin-en-Weppes 61, Hallennes-lez-Haubourdin 56, Marquillies 52, Wavrin et Fournes-en-Weppes 48 chacune.
Puis les villages. Wicres : 11 fiches pour 581 habitants. Le Maisnil : 11 pour 628. Erquinghem-le-Sec : 14 pour 620. Là, une association qui s’arrête se voit tout de suite. Il n’y a pas de second club pour prendre le relais.
Englos demande une lecture à part. 19 fiches pour 618 habitants, mais plusieurs sont liées au centre commercial d’Englos-les-Géants — commerçants, cave, relais. Le village, lui, tient avec son comité des fêtes, son amicale d’école, ses jardins partagés.
| Commune | Habitants | Associations |
|---|---|---|
| Aubers | 1 749 | 21 |
| Beaucamps-Ligny | 845 | 39 |
| Bois-Grenier | 1 775 | 29 |
| Don | 1 387 | 23 |
| Englos | 618 | 19 |
| Ennetières-en-Weppes | 1 280 | 34 |
| Erquinghem-le-Sec | 620 | 14 |
| Escobecques | 302 | 8 |
| Fournes-en-Weppes | 2 179 | 48 |
| Fromelles | 1 161 | 36 |
| Hallennes-lez-Haubourdin | 4 683 | 56 |
| Hantay | 1 244 | 37 |
| Haubourdin | 15 074 | 121 |
| Herlies | 2 267 | 32 |
| Illies | 1 712 | 33 |
| La Bassée | 6 650 | 141 |
| Le Maisnil | 628 | 11 |
| Marquillies | 1 961 | 52 |
| Radinghem-en-Weppes | 1 410 | 28 |
| Sainghin-en-Weppes | 5 638 | 61 |
| Salomé | 3 182 | 42 |
| Santes | 5 652 | 68 |
| Sequedin | 4 675 | 18 |
| Wavrin | 7 758 | 48 |
| Wicres | 581 | 11 |
Populations : profils des communes, d’après geo.api.gouv.fr. Associations : fiches publiées de l’annuaire au 24 septembre 2026. Une fiche manquante ou en double se corrige : écrivez-nous.
Six métiers que personne d’autre ne fait
Dans le plat pays, les associations tiennent six fonctions. Les mairies prêtent les salles, les barrières, parfois un budget. Elles ne remplacent pas les gens.
1. Faire la fête
Une douzaine de comités des fêtes communaux figurent à l’annuaire : Beaucamps-Ligny, Bois-Grenier, Don, Englos, Fromelles, Illies, Radinghem-en-Weppes, Sainghin-en-Weppes, Santes, Sequedin, Wavrin, Wicres.
Ailleurs, la fête a un autre nom. À Hallennes, le comité est celui de la place de l’Église. À Haubourdin, le P’tit Belgique tient un quartier. À Herlies, Esprit en Fête. À Sainghin encore, Fête en Weppes. L’absence d’un « comité des fêtes » dans une commune ne signifie pas l’absence de ducasse : la mairie, un club ou une autre association peuvent porter le week-end. Le détail du calendrier est dans Ducasses et fêtes villageoises.
2. Faire bouger
Le sport de proximité est le premier motif d’inscription des enfants, et souvent des adultes. L’annuaire en donne des visages, pas une liste exhaustive — une partie des clubs est classée en sport et loisirs.
Parmi les fiches associatives : l’ESCIAL à Aubers, l’Étoile Sporting Club Illies Aubers Lorgies, le Football Club Espérance Basséen, le Football Club de Santes, la Jeunesse Sportive Wavrin Don, l’Association sportive de Bois-Grenier. Autour, du judo, du tennis de table, de la gym volontaire, du futsal, du karaté, de la marche.
Ces clubs dépassent souvent la commune. On habite Wicres, on joue à Illies. On habite Don, on porte le maillot de Wavrin. C’est le bassin réel, celui que Vivre au plat pays décrit déjà pour l’école et les courses.
3. Faire entendre, faire voir
La musique amateur structure encore des semaines entières. L’Harmonie de Santes. L’orchestre d’harmonie de Sainghin-en-Weppes, à côté de l’école de musique. L’école de musique des Weppes à Fromelles. L’ÉMUSE, école intercommunale, fichée à Radinghem. L’école d’Herlies. La musique municipale de Sequedin. À Fournes, la chorale JpeuxpasJaichorale. À Haubourdin, Jeunesse autour de la musique.
À Don, la batterie-fanfare municipale est classée côté culture : même geste, autre rayon de l’annuaire.
Le regard, lui, a ses ateliers. L’Atelier 128 à Aubers. Weppes Arts Plastiques à Fournes. À Herlies, Rire et Théâtre. À La Bassée, l’atelier théâtre de l’A.B.C.. À Escobecques, le photo-club — huit associations dans le village, et l’une d’elles apprend à regarder.
Les figures processionnelles ont leurs porteurs. Les Géants de Santes, nés en 1977, sortent parce qu’une équipe les porte, les habille et les répare — le récit est dans Quand les Géants de Santes prennent la rue. À Haubourdin, Marie de la Motte a sa propre association. À Marquillies, La Bergerie garde outils et attelages : un musée tenu comme une mémoire des champs.
Et il y a les engins. Tracteurs en Weppes apparaît à l’annuaire à La Bassée et à Beaucamps-Ligny : vieux tracteurs, défilés, une manière très weppoise de faire cortège.
4. Tenir l’école par les parents
Quarante et une fiches portent les parents d’élèves, d’une amicale de maternelle à une APE de collège ou de lycée. À La Bassée, elles couvrent Jules Verne, La Roseraie, Charlemagne, le collège Albert Schweitzer, le lycée professionnel, l’Institut Notre-Dame. À Haubourdin, Danton-Dolet, Coligny, le Petit Prince, Jules Ferry, Beaupré, La Sagesse, Le Parc. Dans les villages, c’est souvent une association pour une école : l’APE du Maisnil, l’APE La Libaude à Wicres, l’AEPGH à Erquinghem-le-Sec, l’amicale de l’école d’Englos.
La kermesse, le voyage, la coopérative scolaire OCCE, le goûter de fin d’année : dans une commune de trois cents habitants, cette association est parfois le seul lieu où les parents se retrouvent hors du portail.
5. Tenir ceux qui ont moins
La solidarité a des adresses, pas seulement des sigles.
- Restos du Cœur : La Bassée, Beaucamps-Ligny, Wavrin.
- Secours populaire : La Bassée, Hallennes, Sainghin-en-Weppes, Wavrin.
- Croix-Rouge : Haubourdin, Marquillies.
- Secouristes : la Croix Blanche Lille Weppes, à Sainghin.
À côté, des gestes plus locaux : La Chaîne du Solidarithon à La Bassée, Mieux vivre ensemble à Erquinghem-le-Sec, Toit à moi pour la marche et la course solidaires. Le CCAS ouvre des droits. Ces équipes ouvrent une permanence, un carton, un trajet.
6. Tenir la mémoire, tenir les aînés
Dix-huit associations d’anciens combattants sont recensées, souvent une section de l’Union nationale des combattants par commune : Don, Ennetières, Escobecques, Fromelles, Hallennes, Illies, La Bassée, Radinghem, Sainghin, Santes, Sequedin, Wavrin, et d’autres encore. Le 8 mai et le 11 novembre, dans un territoire aussi marqué par 1914-1918, ce sont elles qui connaissent l’ordre du cortège.
La mémoire civile a ses cercles : Cercle historique d’Aubers, Société historique d’Illies, Cercle historique de Marquillies, Fromelles - Weppes - Terre de mémoire 14-18, Les amis du patrimoine santois. À Radinghem, un atelier mémoire. À La Bassée, L’Atelier de la mémoire.
Les aînés ont leurs après-midi. Club du 3ᵉ âge à Aubers, Fromelles, Sainghin, Wicres. Club des aînés à Bois-Grenier, Salomé, Haubourdin-Heurtebise. À Le Maisnil, Retraite et Loisirs. À La Bassée, le CAFA. À Sequedin, l’amicale des retraités et le club de l’Amitié.
Ce ne sont pas des à-côtés. Dans un village sans café ouvert tous les jours, le jeudi des aînés est un des derniers rendez-vous fixes.
Ce que tient un petit village
Escobecques, 302 habitants, 8 fiches. On y trouve le photo-club, le Sprinter Club, l’union des combattants, Tout Feu tout Flamme, Actions Vélo. Huit noms. Derrière, les mêmes personnes le samedi de la brocante et le jeudi du conseil.
Le Maisnil, 628 habitants, 11 fiches. L’APE, le club des aînés, le scrabble, les Ateliers des Cousettes, le club informatique, Le Maisnil en transition, Un cheval pour être moi. Un village de cette taille peut offrir couture, jeux, numérique, transition et équitation — à condition que onze structures trouvent chacune un responsable.
Wicres, 581 habitants, 11 fiches. Le comité des fêtes, l’APE, le troisième âge, Les Randonneurs en fête, Les Weppes tricotent, Anim’A Wicres. Le tricot et la randonnée ne font pas la une des métropoles. Ils font le mardi soir du village.
Dans un village de six cents habitants, la vie collective tient sur une liste de prénoms que tout le monde pourrait réciter.
La fragilité a un mécanisme
Le nombre de fiches ne mesure pas la solidité. Il mesure la surface. La solidité se joue sur trois points, connus de tous les présidents.
Le cumul. La même personne est trésorière du club, au comité des fêtes, et parfois au conseil municipal. Quand elle s’arrête, trois lignes de l’annuaire vacillent ensemble.
La succession. Vingt ans de présidence, puis plus personne pour le classeur, le RIB, la déclaration en préfecture, la clé. L’association ne meurt pas d’un vote. Elle meurt d’une assemblée générale où l’on ne trouve pas de candidat.
Le décalage d’échelle. Haubourdin, Wavrin, La Bassée, Santes, Sainghin ont des salles, des services, un vivier. Escobecques, Wicres, Le Maisnil, Englos, Erquinghem-le-Sec comptent leurs bénévoles disponibles en dizaines, une fois retirés les enfants, les horaires décalés, les personnes très âgées. Le forum de rentrée y pèse plus lourd qu’une affiche.
Les forums de septembre ont déjà eu lieu. L’agenda les plaçait les 5 et 6, puis le 13 : Fournes, Le Maisnil, Radinghem, Erquinghem-le-Sec, La Bassée, Illies. Salomé avait ouvert dès le 30 août. Le 24 septembre, journée associative de l’engagement bénévole dans certains almanachs, n’ajoute pas de table. Il rappelle celles qui ont déjà été tenues. Le détail est dans les forums recrutent mieux qu’une journée nationale.
S’engager, concrètement
Vous venez d’arriver, ou vous avez une heure par semaine. Voilà l’ordre qui fonctionne dans les Weppes.
- Ouvrir l’annuaire et filtrer votre commune — puis la voisine. Beaucoup de créneaux sont intercommunaux : musique, foot, secours.
- Écrire au contact de la fiche, avec une heure tenable jusqu’en juin. « Je peux la buvette deux ducasses » vaut mieux que « je verrai ».
- Proposer une compétence, pas seulement une présence : comptabilité, permis remorque, sono, couture, photo, premiers secours, page d’information.
- Passer à la mairie si la fiche est vide ou périmée. Dans les petites communes, le secrétariat sait qui tient encore la clé.
- Mettre la fiche à jour si vous êtes déjà dedans : nom, créneau, public. Une ligne fausse, c’est un bénévole qui renonce.
Personne ne demande, au premier soir, de prendre la présidence. On demande de revenir.
Ce que la gazette peut tenir
Nous ne remplaçons pas un trésorier. Nous pouvons rendre visible ce qui existe déjà : une date, une assemblée, un anniversaire de club, un appel à reprise, une fiche corrigée.
Trois gestes utiles, pour les associations :
- la fiche, dans l’annuaire ;
- les dates, même modestes, dans l’agenda — un loto de quarante personnes concerne quarante foyers ;
- le récit, quand une équipe tient depuis vingt ans, ou quand elle cherche qui prendra la suite.
Pour prolonger :
- Les associations, cœur battant des villages ;
- Ducasses et fêtes villageoises ;
- 24 septembre : les forums recrutent mieux qu’une journée nationale ;
- Vivre au plat pays ;
- la carte des 25 communes.
Vous présidez, vous tenez la buvette, vous avez repris un club que l’on croyait fini, votre fiche est inexacte, votre association manque à l’annuaire ? Écrivez à la gazette. Les Weppes se comptent en clochers. Elles se tiennent en bénévoles.
Cet article a été rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis complété et relu par notre équipe.
Commentaires
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Pas encore de compte ? On vous y emmène au moment de publier.
Un souvenir, une photo de famille, un nom à corriger : la gazette s’écrit à plusieurs mains.
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