- Le collectif Ensemble contre le sexisme lance une journée le 25 janvier à partir de 2018.
- Le 25 janvier 2023, Emmanuel Macron annonce l’institutionnalisation de cette date, à la demande du Haut Conseil à l’égalité.
- Ce n’est pas un jour férié ; ce n’est pas le 8 mars ni le 25 novembre, qui restent des rendez-vous distincts.
- Aucune manifestation weppoise n’est inventée ici : le sexisme se joue aussi dans une cour, un atelier, un vestiaire.
Ce qu’il faut comprendre
Le 8 mars parle des droits des femmes. Le 25 novembre parle des violences. Le 25 janvier veut viser le sexisme ordinaire : blagues, plafonds, invisibilisation, consignes différentes pour les filles et les garçons. Les trois dates se recoupent. Elles ne se remplacent pas.
Institutionnaliser une journée n’est pas voter une loi pénale nouvelle. Le Code pénal et le Code du travail existent déjà. La date met un repère dans l’agenda. Elle ne constate pas l’égalité dans un entrepôt d’Englos ou un bureau de La Bassée.
On attend parfois un défilé. Dans un village de trois cents habitants, il n’y en aura pas. Cela ne veut pas dire que le sujet est hors sol. Cela veut dire qu’il se traite à l’échelle du quotidien, pas d’une tribune inventée pour l’article.
L’origine
Après 2017 et la vague #MeToo, des associations françaises demandent une journée dédiée au sexisme, distincte des deux grandes dates internationales. Une pétition et des éditions associatives précèdent la reconnaissance officielle.
En janvier 2023, lors d’un échange avec le Haut Conseil à l’égalité, le président de la République reprend la date. Le 25 janvier entre dans le langage des institutions. Il n’entre pas dans la liste des jours fériés.
| Date | Fait |
|---|---|
| 2017-2018 | Vague #MeToo ; première journée associative le 25 janvier, collectif Ensemble contre le sexisme. |
| 25 janv. 2018 | Première édition nationale associative. |
| 2022 | Le collectif se structure en association pour demander l’inscription officielle de la date. |
| 25 janv. 2023 | Annonce d’institutionnalisation par Emmanuel Macron, saisie du Haut Conseil à l’égalité. |
| Depuis 2024 | La date est dite « nationale » dans le discours public, sans jour chômé. |
Comment ça se vit
On travaille. On va en classe. Un établissement peut programmer une heure d’échange. Rien n’y oblige hors projet d’école. Les entreprises ont leurs obligations d’égalité ; elles ne datent pas du 25 janvier.
Le geste utile n’est pas un ruban. C’est un règlement intérieur appliqué, une blague arrêtée, un salaire regardé. Le 8 mars et le 25 novembre restent dans le calendrier. On ne les fusionne pas.
Les Weppes ont des écoles, des ateliers, des commerces, des vestiaires de clubs. Le 25 janvier n’y a pas de cortège recensé, et on n’en invente pas à Escobecques pour faire moderne. Le lien local, c’est la mixité réelle des métiers — ou son absence — entre Haubourdin et les champs. Les filles qui prennent le car vers un lycée lillois connaissent déjà le sujet. La gazette ne leur invente pas une kermesse.
Questions fréquentes
Est-ce férié ?
Non. Jour ouvrable. L’institutionnalisation de 2023 n’a pas créé de jour chômé.
Pourquoi le 25 janvier ?
C’est la date choisie dès 2018 par le collectif Ensemble contre le sexisme, pour se distinguer du 8 mars et du 25 novembre. L’Élysée l’a reprise en 2023.
Y a-t-il un rendez-vous dans les Weppes ?
Aucun événement spécifique n’est inventé. Le lien, c’est l’école, le travail et le club — le quotidien, pas une tribune.
Sources : Collectif Ensemble contre le sexisme (éditions dès 2018) ; annonce présidentielle du 25 janv. 2023 ; Haut Conseil à l’égalité ; distinct du 8 mars et du 25 novembre.