- La date est associative, lancée en France en 2019 à l’initiative du psychologue Saverio Tomasella.
- Ce n’est ni un jour férié ni un diagnostic : l’hypersensibilité n’est pas une maladie classée par l’OMS.
- Une pétition publique a précédé la première édition ; aucun décret n’institue de cérémonie.
- Dans les Weppes, rien n’est organisé au nom de cette journée : le sujet reste celui du quotidien, à l’école ou au travail.
Ce qu’il faut comprendre
Le mot circule beaucoup. Il décrit une réactivité forte aux bruits, aux lumières, aux ambiances, aux remarques. Ce n’est pas un synonyme de fragilité, ni un badge. Beaucoup de gens s’y reconnaissent sans jamais consulter.
La journée ne remplace pas un suivi. Elle ne prescrit rien. Si quelqu’un souffre, l’orientation passe par un professionnel et, le cas échéant, par l’Assurance maladie — pas par un calendrier de janvier.
On la confond parfois avec l’autisme, l’anxiété ou un « trop-plein » passager. Ce sont des choses distinctes. Le 13 janvier ne tranche pas. Il rappelle seulement que le plat pays a aussi des intérieurs trop chargés : open space, cantine, notification permanente.
L’origine
Saverio Tomasella, psychologue et auteur, lance une pétition pour une journée dédiée, adressée notamment à Brigitte Macron. La première édition française a lieu en 2019. L’Observatoire de la sensibilité, qu’il cofonde, relais ensuite des semaines d’échanges.
Aucun article du Code de la santé n’en fait une journée officielle. Le statut reste associatif. C’est pour cela que le calendrier des Weppes la classe ainsi : pas une loi, pas un férié, une date qui circule.
| Date | Fait |
|---|---|
| 1990s | Les travaux d’Elaine Aron popularisent le trait de « haute sensibilité » dans le monde anglophone. |
| 2016 | Création de l’Observatoire de la sensibilité par Saverio Tomasella et Marie-France de Palacio. |
| Pétition | Appel public pour une journée française, sans passage par le Parlement. |
| 13 janv. 2019 | Première Journée nationale de l’hypersensibilité en France. |
| Depuis | La date revient chaque 13 janvier, sans fermeture d’école ni cérémonie d’État. |
Comment ça se vit
Les classes ont lieu. Les mairies sont ouvertes. Personne n’attend un discours sur la place. Un parent peut seulement reconnaître qu’un enfant saturé n’est pas « mal élevé » — sans poser un diagnostic sur la table de la cuisine.
Le geste utile, s’il y en a un, est minuscule : baisser une radio, accepter un silence. Ce n’est pas une campagne sanitaire. L’OMS ne classe pas l’hypersensibilité comme une pathologie à dépister le 13 janvier.
À Wicres ou à Erquinghem-le-Sec, le calme des champs n’annule pas les néons d’un entrepôt ni le bruit d’une cour d’école. Les Weppes n’ont pas d’association dédiée à cette journée, et on n’en invente pas. Le voisinage suffit : une pièce à part, un chien qui n’aboie pas pour un rien, un bus moins plein vers Lille. Le 13 janvier ne change pas l’emploi du temps des 25 communes.
Questions fréquentes
Est-ce un jour férié ?
Non. Écoles, commerces et services fonctionnent normalement. Rien dans le Code du travail ne mentionne cette date.
Pourquoi le 13 janvier ?
C’est la date retenue par les initiateurs de la première édition française, en 2019, après une pétition. Ce n’est pas l’anniversaire d’une loi.
Y a-t-il un rendez-vous dans une commune des Weppes ?
Aucun n’est inventé ici. Le lien local, c’est la vie quotidienne — école, travail, maison — pas un stand sur la place.
Sources : Première édition française 2019 (Saverio Tomasella) ; Observatoire de la sensibilité (2016) ; statut associatif, hors Code du travail.