- Raoul Follereau lance la première Journée mondiale des lépreux en 1954 ; elle tombe le dernier dimanche de janvier.
- L’OMS parle encore de lèpre (maladie de Hansen) dans plusieurs pays ; ce n’est pas une maladie du plat pays aujourd’hui.
- Ce n’est pas un jour férié : c’est un dimanche, déjà chômé pour la plupart.
- Aucune collecte weppoise n’est inventée ici ; la Fondation Raoul Follereau reste l’organisme nommé.
Ce qu’il faut comprendre
La lèpre est une maladie infectieuse. Elle se soigne. L’OMS le documente. Cette fiche n’ajoute aucun conseil clinique. Elle rappelle qu’au XXe siècle, les malades étaient encore chassés, isolés, honteux — y compris en Europe, dans un passé plus lointain.
Follereau n’est pas un médecin de village. C’est un journaliste et militant qui a voulu casser l’exclusion. La journée porte son nom plus que celui d’un virus. On peut critiquer un ton d’époque. On ne peut pas dire que la date est vide.
Un dimanche de janvier, dans les Weppes, ressemble aux autres : messe pour ceux qui y vont, marché ailleurs, match, canapé. Coller la lèpre sur la place de Wicres serait indécent et faux. Le sujet est mondial. Le relais est associatif.
L’origine
Le 31 janvier 1954, Raoul Follereau organise la première journée. Il s’appuie sur des ordres religieux et des médecins qui soignent encore des léproseries. L’usage du dernier dimanche de janvier se fixe ensuite.
L’OMS a ses propres stratégies d’élimination comme problème de santé publique. La Fondation qui porte le nom de Follereau continue des collectes et des programmes. La France n’en fait pas un jour chômé supplémentaire.
| Date | Fait |
|---|---|
| 1873 | Hansen identifie la bactérie de la lèpre ; la maladie cesse d’être un « châtiment » dans les manuels. |
| 31 janv. 1954 | Première Journée mondiale des lépreux, lancée par Raoul Follereau. |
| Années suivantes | La date se cale sur le dernier dimanche de janvier. |
| 1981 | Mort de Raoul Follereau ; la fondation poursuit le calendrier. |
| Aujourd’hui | L’OMS suit encore des foyers dans le monde ; la France métropolitaine n’a plus d’endémie. |
Comment ça se vit
C’est dimanche. Les écoles sont déjà fermées. Une quête peut passer dans une église ; ce n’est pas automatique. Nul n’est tenu de donner.
Le geste, s’il y en a un, est de ne pas répéter une injure. Le mot « lépreux » a servi à exclure. Follereau voulait le contraire. L’OMS et la Fondation restent les adresses pour les faits sanitaires, pas la gazette.
Wavrin a une maladrerie historique du XVIIe siècle : un mot du patrimoine, pas une léproserie active. On ne transforme pas une pierre en spectacle du dernier dimanche de janvier. Les Weppes n’ont pas de foyer de lèpre, et on n’invente pas une messe spéciale à Santes. Le bassin minier, tout proche, a connu d’autres maladies du travail. Ce dimanche-là, le plat pays reste un dimanche d’hiver. La solidarité, si elle s’exerce, passe par un don nommé, pas par une fiction locale.
Questions fréquentes
Est-ce férié au-delà du dimanche ?
Non. La journée tombe le dernier dimanche de janvier. Elle n’ajoute pas de pont. Un lundi reste un lundi.
Pourquoi ce dimanche-là ?
Parce que Raoul Follereau a lancé la journée en 1954, et que l’usage s’est fixé sur le dernier dimanche de janvier, pas sur un 31 fixe.
Lien avec les Weppes ?
Pas d’événement inventé. Un vestige comme la maladrerie de Wavrin parle d’un passé d’exclusion, pas d’une fête. Pour l’action, la Fondation Raoul Follereau et l’OMS.
Sources : Première journée Follereau (31 janv. 1954) ; dernier dimanche de janvier ; OMS (maladie de Hansen) ; maladrerie de Wavrin (1625, patrimoine).