- L’Assemblée générale des Nations unies proclame la Journée internationale de l’éducation le 3 décembre 2018 (résolution 73/25).
- La première édition a lieu le 24 janvier 2019 ; la date n’est pas un jour férié français.
- Le thème mondial change chaque année ; il ne remplace pas les programmes de l’Éducation nationale.
- Les 25 communes ont des écoles : c’est là que la journée se croise, pas sur une place décorée.
Ce qu’il faut comprendre
L’ONU vise l’accès à une éducation de qualité partout, y compris là où les filles n’entrent pas en classe. Ce n’est pas le portrait des Weppes. Ici, l’obligation scolaire s’applique. La journée mondiale parle d’un droit ; elle ne note pas les devoirs du soir à Sainghin.
On la confond avec la rentrée, avec la Fête de la science ou avec la journée des enseignants (5 octobre). Le 24 janvier n’ouvre pas l’année. Il ne remet pas de médaille. Il rappelle un objectif mondial, souvent loin des préaux d’Illies ou de Don.
Un enfant peut être à l’école et mal y être. La journée ne tranche pas les absences, le harcèlement, l’orientation. L’Éducation nationale a ses dispositifs. Cette fiche n’en ajoute pas.
L’origine
La résolution 73/25 s’appuie sur l’objectif de développement durable n° 4 : une éducation inclusive et équitable. L’UNESCO coordonne ensuite les thèmes annuels. Le 24 janvier n’est pas l’anniversaire d’une loi Ferry.
En France, Jules Ferry, les lois de 1881-1882 et l’école obligatoire appartiennent à une autre histoire, plus proche de nos clochers. La journée de l’ONU s’y superpose sans les remplacer. Deux calendriers, un même bâtiment : l’école du village.
| Date | Fait |
|---|---|
| 1881-1882 | Lois Ferry : école primaire gratuite, laïque, obligatoire — socle français, distinct de l’ONU. |
| 2015 | Objectifs de développement durable ; l’éducation devient la cible n° 4. |
| 3 déc. 2018 | Résolution 73/25 : Journée internationale de l’éducation le 24 janvier. |
| 24 janv. 2019 | Première édition mondiale. |
| Chaque 24 janv. | Thème UNESCO ; jour d’école en France. |
Comment ça se vit
Les cartables partent. Rien n’impose un spectacle. Un enseignant peut lire un texte, ou rien. Les parents déposent à la grille comme les autres matins de janvier.
Le geste du jour, s’il y en a un, est banal : un enfant présent, un livre ouvert. Les médiathèques MédiaWeppes existent le reste de l’année. On n’attend pas le 24 pour y entrer.
De Radinghem-en-Weppes à Hallennes-lez-Haubourdin, l’école est le bâtiment public le plus habité après la mairie. Le 24 janvier n’y ajoute pas de fanfare. Certaines communes n’ont plus d’école à elles seules et mutualisent : c’est déjà toute une politique, plus concrète qu’un slogan onusien. Le plat pays scolarise. Il n’a pas à jouer la carte postale de « l’école du monde ». Il a des préaux, des ATSEM, des cars vers le collège.
Questions fréquentes
Y a-t-il classe le 24 janvier ?
Oui, sauf si la date tombe un dimanche ou un congé déjà prévu. La journée internationale n’est pas fériée.
Pourquoi le 24 janvier ?
C’est la date choisie par l’Assemblée générale de l’ONU en 2018. Elle ne commémore pas une loi française précise.
Quel lien local ?
Les écoles des 25 communes, et nulle part une cérémonie inventée. Le lien, c’est le préau, pas un stand UNESCO sur la grand-place.
Sources : Résolution ONU 73/25 (3 déc. 2018) ; première édition 24 janv. 2019 ; UNESCO / ODD 4 ; lois Ferry 1881-1882 (contexte français).