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Portraits · Sainghin-en-Weppes 26 septembre 2026

Sainghin-en-Weppes : les manèges n’entrent qu’après vingt heures

Depuis mardi 22 septembre, 19 h, le parking de la place du Général de Gaulle est fermé aux voitures. Les forains n’y plantent leurs manèges qu’à partir de 20 h. Samedi à 15 h, la braderie de la rue Gambetta s’arrête et la ducasse s’ouvre.

Rédaction Les Weppes
Gazette · Publié le 26 septembre 2026 · lecture 6 min
Sainghin-en-Weppes — la place du Général de Gaulle, prêtée aux forains depuis mardi soir.
Sainghin-en-Weppes — la place du Général de Gaulle, prêtée aux forains depuis mardi soir.

À Sainghin-en-Weppes, la ducasse d’automne n’a pas commencé à l’heure de l’ouverture. Elle a commencé mardi soir, quand la place a changé de mains.

Le 22 septembre, à 19 h, l’arrêt et le stationnement ont été interdits sur le parking de la place du Général de Gaulle, côté cabinet médical et médiathèque. L’arrêté n° 310, signé le 16 par le maire Matthieu Corbillon, court jusqu’au mercredi 30 à 14 h. Les voitures n’y ont plus droit. Les forains, si — à une condition écrite dans l’article 1er : ils n’installent leur manège qu’à partir de 20 h.

La ducasse n’ouvre au public que le samedi 26 à 15 h. Elle s’éteint le mardi 29 à 23 h, sur cette même place. Quatre nuits séparent donc la première autorisation de planter un manège et le moment où l’on peut y monter. Pendant ces nuits, le rectangle qui tient la mairie, la médiathèque et le cabinet n’est plus le salon du bourg. C’est un chantier.

À 22 h le même mardi, l’arrêté n° 311 ferme le parking du cimetière, rue du Onze Novembre. Des barrières en coupent l’accès jusqu’au mercredi 30 à midi — deux heures avant que les voitures ne reviennent sur la place. Les caravanes y sont garées, à deux pas du centre. Les manèges, eux, ne touchent le bitume de la place qu’après 20 h.

La ducasse de Sainghin se lit à l’envers : d’abord les nuits, ensuite le public, ensuite les barrières qu’on retire.

Huit places bleues, puis plus aucune

Ce parking a une vie ordinaire, réécrite cinq jours plus tôt. Le 11 septembre, l’arrêté n° 305 fixe huit places bleues, côté cabinet et médiathèque. On n’y reste pas plus d’1 h 30, de 8 h à 19 h en semaine, et le samedi de 7 h à 14 h. Un disque, une rotation : une place devant une médiathèque se partage.

Cette semaine, le disque ne sert à rien. Les huit places sont dans le périmètre forain. Le cabinet ouvre quand même. La médiathèque aussi. Leurs portes donnent sur un sol où l’on ne peut plus laisser de voiture, et où vélos, trottinettes et engins à moteur sont interdits le temps de la fête. Dans un bourg de 5 638 habitants, prêter le centre veut dire cela : les services restent, le stationnement part.

Le surnom tient — « ch’village aux trois clochers ». Hocron, l’église Saint-Pierre, la gare partagée avec Don. Le rectangle qu’on ferme, c’est pourtant celui où Sainghin se reconnaît. Le prêter du mardi au mercredi, c’est prêter le salon. Une place, trois clochers le disait déjà à froid. Cette semaine, on le voit à la barrière.

Une rue qui s’ouvre à 6 h et se rend à 15 h

La braderie n’appartient pas aux forains. Elle appartient à la Junior Association de l’Espace Jeunes, qui a demandé la rue le 24 août. Le maire a signé le lendemain. Vente au déballage n° 5/2026. Le tracé est court, et il touche la place : de l’angle du rond-point jusqu’à l’angle des rues Gambetta et Waldeck Rousseau.

Le samedi, le stationnement y est interdit dès 2 h. À 6 h, plus une voiture. À 15 h, la circulation reprend. Entre les deux, les exposants sont sur le domaine public, aux places qu’ils ont réservées. L’association tient le registre des vendeurs — nom, domicile, pièce d’identité — coté et paraphé par le maire, à déposer en préfecture sous huit jours. Ce n’est pas une kermesse improvisée. C’est une vente au déballage, avec un organisateur nommé et une rue fermée. Les deux textes sont publics : l’arrêté n° 276 pour la circulation, l’arrêté n° 277 pour l’occupation.

Quatre barrières disent « route barrée » : le rond-point de la place, l’avenue de la Sablonnière, la rue Édouard Vaillant, la rue Waldeck Rousseau. Deux autres, plus petites, devant la pharmacie de l’allée des Flandres et devant le laboratoire, côté Sablonnière. Les voitures passent par les rues voisines. Ilévia a été prévenue. La commune a demandé à la Métropole que le passage des déchets se fasse pour 16 h — une heure après que Gambetta a rendu ses mètres.

C’est la minute qui compte. 15 h. La rue redevient une rue. La place devient une fête foraine. Le même centre, deux métiers, la même horloge.

Trois autres Sainghin, dans les mêmes heures

Vendredi, au parc Les Jardins du Théâtre, la municipalité tenait déjà sa soirée food trucks, à 18 h 30, sur le créneau d’un marché nocturne. Les arrêtés du jour nomment ceux qui occupaient le domaine public : Exode Food, Les Fishtons et Street Hot Dog rue de la Liberté ; Ma Boul et les musiciens d’EMERJYS au parc urbain. C’était la veille. Ce n’était pas la ducasse.

Samedi, de 13 h à 20 h, et dimanche de 10 h à 18 h, les Amis du bien-être sont au restaurant scolaire. Une salle qui, en semaine, sert les enfants. On peut y entrer sans voir un manège.

Lundi 28, à 14 h, la salle La Scène, 6 rue de l’Égalité, présente le Conseil municipal des enfants et remet des livres aux CM1. La place, à cette heure-là, est encore une fête foraine. Sainghin fait les deux : des forains sur le bitume, une salle qui n’annule pas l’école parce que le centre est pris.

Radinghem-en-Weppes a sa braderie le même matin. Une adresse suffit.

Mercredi, midi puis 14 h

Le mardi 29 à 23 h, la ducasse s’éteint. Le mercredi 30 à midi, les barrières du parking du cimetière doivent sauter : les caravanes partent. À 14 h, les voitures reviennent côté médiathèque. L’heure et demie de la zone bleue recommence.

Une voiture laissée sur le tracé, pendant la fête, part en fourrière aux frais de son propriétaire — la commune a pour cela une convention avec la société Buisine, signée en 2021. Après mercredi, le risque change de nature. C’est un carton resté dans un caniveau de Gambetta, ou une place qui n’a pas tout à fait repris son métier. C’est à cela qu’on juge une ducasse, plus qu’au nom des manèges : la mairie n’en publie aucun, ni de tarif.

Ce qu’elle publie est plus précis. Qui a le droit d’être là, à quelle heure, et jusqu’à quand les autres s’effacent. Les textes sont sur le registre de police de la ville. L’agenda reprend les horaires ouverts au public.

Si vous y passez : la rue Gambetta jusqu’à 15 h, la place après. Le restaurant scolaire n’est pas un parking de salon. Le parking du cimetière n’est pas une place visiteur : il est barré pour les caravanes. Les associations ont tenu la braderie, le salon, les registres. Les forains ont tenu les nuits. Les riverains de Gambetta ont tenu l’accès aux portes dès 2 h du matin.

Pour prolonger

La fiche de la ducasse, celle de la braderie, l’agenda, une place, trois clochers, la fiche Sainghin.

Riverains, forains, Junior Association, Amis du bien-être : si un programme de manèges, une buvette ou une rue encore fermée sont affichés, envoyez-les à la gazette. L’horaire de cette ducasse est déjà une histoire. Il lui manque ce que vous y aurez vu.

Cet article a été rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis complété et relu par notre équipe.

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