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Mémoire · Weppes 25 septembre 2026

25 septembre : harkis, Loos-en-Gohelle, la crête d’Aubers

Le même vendredi porte un hommage national aux harkis et l’ouverture, en 1915, de la bataille de Loos. Aucune cérémonie weppoise n’est inventée ici. Le lien local, c’est la crête d’Aubers — à Aubers, Illies, Fromelles.

Rédaction Les Weppes
Gazette · Publié le 25 septembre 2026 · lecture 10 min
Aubers — la rue de Leval : un village relevé, adossé à la crête.
Aubers — la rue de Leval : un village relevé, adossé à la crête.

Le 25 septembre porte deux mémoires, et il ne faut pas les fondre. La France tient la Journée nationale d’hommage aux harkis et aux formations supplétives : date de loi et de décret, pas un jour férié. Le calendrier des Hauts-de-France porte aussi la commémoration de la bataille de Loos-en-Gohelle, ouverte le 25 septembre 1915. Loos n’est pas une commune des Weppes. La mémoire weppoise de 1915, elle, est sur la crête d’Aubers.

La gazette n’invente aucune cérémonie communale pour les harkis. Si une mairie ou une association annonce un temps d’hommage, on le lira à l’agenda. Pas ici, par avance. Des familles de harkis vivent en Hauts-de-France, comme ailleurs. L’absence d’un rite weppois n’autorise pas à en fabriquer un.

Deux dates, un même vendredi. Deux dossiers. Un seul devoir : ne pas inventer.

Harkis : une date de République, pas un défilé de village

« Harkis » désigne d’abord des unités supplétives engagées aux côtés de l’armée française pendant la guerre d’Algérie. Le mot, dans la mémoire publique, englobe d’autres formations et les familles rapatriées, souvent oubliées après 1962.

On confond parfois le 25 septembre avec le 19 mars (cessez-le-feu de 1962) ou le 5 décembre (morts pour la France en Afrique du Nord). Ce sont d’autres textes, d’autres publics. La République a gardé les trois.

La loi du 11 juin 1994 prévoit un hommage national. Un premier hommage au 25 septembre a lieu en 2001. Le décret du 31 mars 2003 fixe la journée nationale. Elle n’est pas chômée. Une cérémonie nationale a lieu. Des communes s’y associent. Beaucoup n’en tiennent pas.

Dans les 25 communes des Weppes, la gazette n’aligne pas de gerbes inventées. Le geste, s’il y en a un, est d’écouter un nom, une famille. Pas d’enrôler le village dans un rite qu’il n’a pas annoncé.

Loos 1915 n’est pas ici — la crête, si

La bataille de Loos s’ouvre le 25 septembre 1915 et dure jusqu’au 8 octobre. Offensive britannique dans l’Artois, liée à l’offensive française, entre Lens et La Bassée. Loos-en-Gohelle est au centre du choc. Première utilisation britannique du gaz. Ce n’est pas Verdun. Ce n’est pas la Somme. Ce n’est pas Fromelles.

Fromelles, c’est juillet 1916. La crête d’Aubers, c’est d’abord le 9 mai 1915. Festubert, mi-mai 1915. Loos, fin septembre. Trois dates, un même pays plat qui monte à peine, des cimetières qui s’enchaînent. Le calendrier régional relie les deux secteurs. Il ne les confond pas.

Qui veut aller à Loos ira au Dud Corner, au mémorial des disparus. Qui reste dans les Weppes a déjà un sol à lire.

La crête d’Aubers, quelques mètres, quatre ans

Dans le plat pays, tout relief relatif devient observatoire. Qui tient la crête voit ; qui est en bas est vu.

L’armée allemande s’y installe dès l’automne 1914 et n’en bouge pratiquement plus jusqu’en 1918. La crête, quelques mètres qui ont coûté cher le raconte : la bataille d’Aubers Ridge, en mai 1915, précède dans la mémoire britannique et australienne le traumatisme de Fromelles. L’Aubers Ridge British Cemetery, le blockhaus rue de Piètre, le village presque entièrement reconstruit : ce n’est pas un décor. C’est un bourg habité.

À Illies — et non ailleurs : Illies, 1 712 habitants, 7,97 km², agricole à 88,5 % — le cimetière allemand rassemble 2 890 sépultures. Le poste d’observation de la Bouchaine et une vingtaine de blockhaus expliquent la logique du terrain. Illies, cimetière et crête tient les deux lectures : les morts, et les champs encore travaillés.

À Fromelles, le musée et les cimetières reçoivent des visiteurs. Le village, lui, continue. On ne transforme pas la crête en annexe de Loos. On ne transforme pas Loos en prétexte pour un cortège weppois.

Marcher sans inventer un 25 septembre local

Les chemins de mémoire dans les Weppes existent toute l’année. Le 25 septembre n’y ajoute pas de porte. Il peut seulement empêcher deux oublis.

Le premier : l’hommage aux harkis est une date de République. Il n’a pas besoin d’être weppois pour être vrai. Le second : 1915, dans ce plat pays, se lit à Aubers, à Illies, à Fromelles, à Wicres, à Beaucamps-Ligny, avant de se lire à Loos.

Quatre précautions, inchangées :

  • rester sur les chemins publics : beaucoup d’ouvrages sont sur terres privées ;
  • ne pas stationner sur les accotements de culture ;
  • lire les dates avant de les mêler ;
  • accepter qu’aucune cérémonie locale n’ait été inventée pour l’occasion.

Le geste n’est pas un cortège. C’est une lecture du sol, déjà là.

Ce que la gazette retient

Le 25 septembre 2026, deux calendriers se croisent. L’hommage aux harkis n’autorise aucune cérémonie weppoise fabriquée. Loos-en-Gohelle n’est pas les Weppes. Le lien, c’est 1915 sur la crête d’Aubers — à Aubers, à Illies, à Fromelles — et les chemins de mémoire que l’on peut encore marcher sans parade.

Pour prolonger

Cet article a été rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis complété et relu par notre équipe.

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