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Hallennes-lez-Haubourdin — commune urbaine des Weppes, à la porte est du plat pays.
Portraits · Hallennes-lez-Haubourdin · 5 août 2026

Hallennes garde un manoir de 1502 au milieu du périurbain

Une nef de 1127, une tour de 1518, un manoir de 1502, une ferme du XVIIe siècle et une villa gallo-romaine sortie de terre en 2013 : Hallennes-lez-Haubourdin cache un millefeuille historique sous ses lotissements.

Par Rédaction Les Weppes
Gazette · 9 min de lecture
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Hallennes-lez-Haubourdin — commune urbaine des Weppes, à la porte est du plat pays.

On ne s’arrête pas spontanément à Hallennes-lez-Haubourdin. C’est une commune qu’on traverse en allant vers Lille ou en revenant du plat pays, avec ses lotissements, ses commerces et sa densité de banlieue. Rien qui hurle le patrimoine.

C’est une erreur d’appréciation. Sous cette apparence périurbaine, Hallennes conserve l’un des ensembles bâtis les plus anciens et les mieux datés des Weppes : une nef de 1127, une tour de 1518, un manoir de 1502, une ferme du XVIIe siècle — et, depuis 2013, une villa gallo-romaine.

La commune en chiffres

Hallennes compte environ 4 683 habitants sur 4,34 km², code postal 59320. Le maire est André Pau et le site municipal est hallennes.fr.

Avec Haubourdin et Sequedin, elle forme la porte est des Weppes vers la métropole lilloise. Plus dense que les villages agricoles du sud, elle offre commerces, services et un tissu associatif fourni, sans renoncer à son ancrage weppois.

L’église Saint-Vaast : 1127 et 1518

Commençons par le plus remarquable. L’église Saint-Vaast est classée Monument historique, et ses éléments sont datés avec une précision qui fait plaisir à lire : nef de 1127, tour de 1518.

Prenez la mesure de ce que cela signifie. Dans un territoire où la Grande Guerre a détruit la quasi-totalité du bâti religieux — La Bassée, Illies, Hantay, Wicres, Escobecques, Bois-Grenier ont toutes dû reconstruire —, disposer d’une nef du XIIe siècle relève de l’exception.

Quatre siècles séparent la nef de la tour. Ce décalage se lit dans la maçonnerie, dans les ouvertures, dans les matériaux. C’est un cours d’architecture gratuit, à ciel ouvert, sur une place de village.

Une église où l’on voit quatre cents ans d’écart entre deux murs, cela ne s’invente pas et cela ne se reconstruit pas.

Le Manoir du Bailli, 1502

Deuxième pièce maîtresse : le Manoir du Bailli, daté de 1502 et classé Monument historique en 1975.

Le bailli était l’officier qui rendait la justice et administrait au nom du seigneur. Son manoir n’est donc pas une résidence d’agrément mais un bâtiment de fonction : le lieu où se réglaient les litiges, se percevaient les droits, se tenaient les actes. Autrement dit, la mairie et le tribunal d’avant la Révolution.

Qu’un tel édifice ait survécu à cinq siècles, aux guerres et à l’étalement urbain tient du miracle administratif autant que de la solidité de la brique.

La Ferme du Fromez, XVIIe siècle

Troisième élément : la Ferme du Fromez, du XVIIe siècle, classée Monument historique en 1984.

Une ferme classée, ce n’est pas anecdotique. Cela reconnaît que l’architecture rurale du Nord — cour carrée, corps de logis, granges, porche — constitue un patrimoine à part entière, au même titre qu’un château. Dans un territoire agricole comme les Weppes, où les exploitations ont été transformées, agrandies ou démolies, un ensemble du XVIIe conservé est un document.

Le pendant muséal de cette histoire se trouve à Marquillies, avec La Bergerie, racontée dans La Bergerie de Marquillies.

2013-2014 : une villa gallo-romaine sort de terre

Et puis il y a le coup de théâtre récent. Les fouilles archéologiques menées en 2013 et 2014 ont mis au jour une villa gallo-romaine sur le territoire communal.

Une *villa* romaine, dans le vocabulaire des archéologues, n’est pas une maison de vacances : c’est un domaine agricole, avec bâtiments d’habitation et d’exploitation, au centre d’un terroir cultivé. Sa présence prouve que le plat pays des Weppes était déjà mis en valeur il y a près de deux mille ans — que nos champs ne datent pas du Moyen Âge mais bien de l’Antiquité.

Les mêmes fouilles ont livré des vestiges de blockhaus et de tranchées de 1914-1918. Deux mille ans d’occupation dans la même stratigraphie, à quelques mètres de profondeur : difficile de faire plus parlant sur la continuité d’un territoire.

Le vert et l’eau

Hallennes touche la vallée de la Deûle et se trouve à proximité du Parc de la Deûle et de l’Espace des Périseaux. C’est le complément naturel des visites patrimoniales — voir notre article sur le Parc de la Deûle et nos balades.

Côté mémoire, la commune ne compte pas de cimetière militaire, mais un monument aux morts au cimetière communal.

Une journée à Hallennes

  1. L’église Saint-Vaast, en prenant le temps de comparer nef et tour.
  2. Le Manoir du Bailli, à observer depuis l’espace public — le classement ne vaut pas droit d’entrée.
  3. La Ferme du Fromez, même règle de politesse.
  4. Une boucle vers la Deûle et l’Espace des Périseaux.
  5. Une extension vers Haubourdin ou Sequedin, voisines immédiates.

Prolonger

La fiche commune de Hallennes, les Portraits, Entre champs et métropole pour la question du périurbain, l’annuaire et l’agenda.

Si vous avez suivi les fouilles de 2013-2014, ou si vous disposez de photos anciennes du manoir et de la ferme, écrivez à la gazette. Hallennes mérite mieux que son statut de commune qu’on traverse.

Cet article a été rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis complété et relu par notre équipe.

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