- Le 21 février 1952, à Dacca (alors Pakistan oriental, aujourd’hui Bangladesh), des étudiants sont tués lors de manifestations pour la langue bengalie.
- L’UNESCO proclame en 1999 la Journée internationale de la langue maternelle, célébrée depuis 2000.
- Ce n’est pas férié ; les classes ont lieu, souvent en français, langue de l’école.
- Picard, traces flamandes dans les toponymes : un paysage linguistique réel, pas une kermesse bilingue municipale.
Ce qu’il faut comprendre
Langue maternelle, ce n’est pas forcément la langue de la République. C’est la première langue entendue à la maison. Ici, c’est souvent le français. Parfois un autre, apporté par une famille. Parfois un mélange, sans étiquette.
On confond avec la Francophonie (20 mars) ou avec la Journée européenne des langues (26 septembre). Le 21 février vient d’un deuil bengali. Il parle de toutes les langues, y compris celles que l’école n’enseigne pas.
Le ch’ti n’est pas un costume. C’est un parler. Les noms en -hem (Radinghem, Sainghin, Englos) disent une strate flamande. Ni l’un ni l’autre n’ont besoin d’un stand UNESCO à Escobecques.
L’origine
Le 21 février 1952, la répression à Dacca fait des morts. Le Bangladesh indépendant en fera plus tard un pilier mémoriel. En 1999, l’UNESCO internationalise la date : toutes les langues maternelles, pas seulement le bengali.
La première journée mondiale a lieu le 21 février 2000. La France relaie à bas bruit. Ce n’est pas une loi sur les langues régionales. Celles-ci ont d’autres textes, d’autres débats.
| Date | Fait |
|---|---|
| 21 févr. 1952 | Fusillade de Dacca lors des manifestations pour le bengali. |
| 1999 | L’UNESCO proclame la Journée internationale de la langue maternelle. |
| 21 févr. 2000 | Première édition mondiale. |
| Toponymes | Weppes, -hem, -becque : traces germaniques et picardes dans la carte, indépendantes du calendrier UNESCO. |
| Chaque 21 févr. | Date fixe ; jour d’école en France. |
Comment ça se vit
On parle français à la grille. À table, chacun ses mots. Un enseignant peut lire un poème en picard ; ce n’est pas au programme obligatoire du 21.
Le geste juste : ne pas ridiculiser l’accent d’un grand-père, ni celui d’un enfant arrivé d’ailleurs. La journée n’impose pas de cours. Elle rappelle que la première langue mérite d’être entendue.
Les 25 communes portent des noms qui ne sont pas du français d’Île-de-France. Wicres, Illies, Fournes-en-Weppes : la carte parle déjà. Le 21 février n’ouvre pas un office de la langue picarde à la mairie de Don. Les conversations d’estaminet n’ont pas besoin d’un arrêté. Le plat pays a perdu beaucoup de son parler. Il n’a pas perdu tous ses mots. On ne les momifie pas pour l’UNESCO. On les laisse vivre, s’ils vivent encore.
Questions fréquentes
Le 21 février est-il férié ?
Non. Journée UNESCO, jour ouvrable, écoles ouvertes.
Pourquoi cette date ?
Elle commémore les morts du 21 février 1952 à Dacca, pour la langue bengalie. L’UNESCO l’a élargie à toutes les langues maternelles en 1999.
Quel lien avec les Weppes ?
Le français d’école, le picard encore entendu, les toponymes flamands. Pas de festival inventé. Le lien, c’est la parlure des maisons, pas une scène.
Sources : 21 février 1952 à Dacca ; proclamation UNESCO 1999 ; première journée 2000 ; toponymie weppoise (faits de carte, hors cérémonie).