26 septembre : langues du plat pays, jeux à Salomé, ducasse à Sainghin
La Journée européenne des langues n’invente aucun festival picard. Le même week-end, les Weppes parlent déjà : Weppes en Jeux à Salomé, ducasse et braderie à Sainghin, Bocquet et citrouille à Marquillies.

Le 26 septembre, l’Europe relaie la Journée européenne des langues. Elle n’est pas fériée. Née en 2001, Année européenne des langues, sous l’égide du Conseil de l’Europe et de la Commission, elle parle de toutes les langues — pas seulement de l’anglais scolaire. Dans les Weppes, on parle français, parfois encore un picard de Flandre, parfois d’autres langues de travail et de famille. La gazette n’invente ni festival, ni kermesse, ni cérémonie scolaire obligatoire.
Le même samedi, le plat pays n’a pas besoin d’un stand de langues pour s’entendre. L’agenda est déjà plein : Weppes en Jeux à Salomé, ducasse d’automne et braderie à Sainghin-en-Weppes, conférence Léon Bocquet et fête de la citrouille à Marquillies, Nettoyons la nature à Sequedin, braderie à Radinghem-en-Weppes.
Une langue se transmet à table. Un village se tient sur une place. Le 26 septembre a les deux, sans décret.
Le picard, sans carte postale
On réduit parfois la journée européenne à un atelier d’école. Elle vise aussi les langues de la maison, les langues de l’immigration, les langues régionales. Le picard et le flamand occidental ont une histoire dans le Nord. Les Weppes sont un plat pays de parler mixte, déjà érodé. Ce n’est pas une carte postale. Ce n’est pas non plus une classe de plus.
Le geste, s’il y en a un, est d’écouter une grand-mère, un voisin, un mot qui ne vient pas du journal. Sainghin-en-Weppes se surnomme encore « ch’village aux trois clochers ». Le *ch’* n’est pas un folklore de brochure. C’est une trace. On peut la nommer. On n’a pas à l’exhiber.
Une journée n’ouvre pas un cours de picard à la mairie. Elle rappelle seulement que l’Europe compte plus de langues que de drapeaux — et que le français de tout le monde, ici, a toujours côtoyé autre chose. Des langues de maison, aussi, arrivées avec le travail et les familles : elles n’ont pas de festival. Elles ont des cuisines, des cours d’école, des arrêts de bus. Le 26 septembre n’a pas à les mettre en scène. Il a à ne pas les effacer.
Salomé : Weppes en Jeux, 26 et 27
L’association Les Dés Punchés y tient, chaque année, un salon du jeu de société. Ce n’est pas un festival de langues. C’est une autre manière de parler ensemble : règles, rires, tables, familles venues du sud des Weppes, parfois de Lille ou de La Bassée.
Nous l’avons déjà raconté : un bourg de trois mille habitants peut inventer un format culturel qui n’existait pas ici il y a vingt ans. Le 26 septembre, c’est simplement le week-end où cela a lieu. Horaires et programme se lisent à la source. La gazette n’invente ni le nombre de tables, ni les tournois.
Sainghin : ducasse, braderie, place
À Sainghin-en-Weppes, la ducasse d’automne est annoncée du 26 au 29 septembre, place du Général de Gaulle. Le 26, une braderie occupe la rue Gambetta, 6 h-15 h. Environ 5 638 habitants, 7,80 km², sainghin-en-weppes.fr.
Une ducasse n’est pas un festival européen. C’est une fête de place, tenue par un comité, des manèges, des voisins. Elle parle le français de tout le monde, et parfois encore un mot d’ici. Les ducasses et fêtes villageoises tiennent une part du calendrier weppois. Ce week-end-là, Sainghin en est le centre.
La braderie du samedi n’empêche pas la ducasse. Elle la précède, dans la même commune. Deux formats, une place, des rues à partager avec les riverains.
Marquillies : Bocquet et citrouilles
À Marquillies, 1 961 habitants, la bibliothèque annonce le 26 septembre une conférence : Léon Bocquet — l’œuvre, le parcours. Le poète est enterré à Wicres. L’année hommage a déjà fait marcher, les 5 et 6 septembre, une randonnée « Sur les pas de Léon Bocquet ». La gazette relaie la date. Elle n’invente ni l’heure, ni le contenu.
Les 26 et 27, la Ferme des Mottes accueille la fête de la citrouille. C’est un autre langage encore : saison, cour, familles. Le même week-end, deux portes, une commune.
Sequedin et Radinghem, le samedi matin
À Sequedin, Nettoyons la nature est annoncé de 9 h à 12 h. Ni festival, ni discours de langues : des sacs, des fossés, des mains. À Radinghem-en-Weppes, une braderie figure à l’agenda le même jour. Les détails — emplacement, horaires — se vérifient à la source, radinghem-en-weppes.fr.
On peut enchaîner. On peut n’en faire qu’un. On n’a pas à tout couvrir pour « honorer » le 26 septembre. Une langue, un jeu, une place, un fossé nettoyé : quatre manières de rester intelligible les uns pour les autres, sans kermesse officielle.
Ce que la gazette retient
La Journée européenne des langues n’invente aucun festival picard dans les Weppes. Le 26 septembre 2026, le territoire parle déjà : jeux à Salomé, ducasse et braderie à Sainghin, Bocquet et citrouilles à Marquillies, nettoyage à Sequedin, braderie à Radinghem. C’est assez. C’est mieux qu’une kermesse officielle.
Pour prolonger
Cet article a été rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis complété et relu par notre équipe.
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Un souvenir, une photo de famille, un nom à corriger : la gazette s’écrit à plusieurs mains.
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