On associe souvent les Weppes aux champs ouverts et aux crêtes de mémoire. À Hallennes-lez-Haubourdin, l’échappée se joue autrement : par l’eau. La commune touche la vallée de la Deûle et se trouve à proximité de l’espace des Periseaux, dans le grand ensemble du Parc de la Deûle.
Pour 4 683 habitants sur 4,34 km², cette proximité n’est pas un luxe paysager. C’est une condition de vie.
La Deûle comme frontière douce
La Deûle structure tout le nord-est weppois. Elle relie Haubourdin, Santes, Wavrin, Don et bien d’autres. Hallennes s’y accroche par le flanc : assez près pour que le vert existe, assez urbaine pour que l’on oublie parfois d’y aller.
Dans une commune densifiée, dix minutes vers l’eau valent un plan d’urbanisme.
L’espace des Periseaux — prairies, chemins, biodiversité ordinaire — offre ce que les lotissements ne peuvent pas fabriquer : du sol non construit, du ciel large, une continuité écologique.
Marcher plutôt que contourner
Trois usages concrets :
- une sortie courte en fin de journée, sans voiture si possible ;
- une boucle familiale vers Haubourdin et le Parc de la Deûle / Canteraine ;
- une liaison vélo vers les voisins, en croisant nos balades.
La gazette ne vend pas un « joyau secret ». Elle constate un fait : Hallennes a une respiration, encore faut-il la pratiquer.
Relier nature et patrimoine
Le paradoxe hallennois, c’est la coexistence :
- église Saint-Vaast (1127 / 1518) ;
- Manoir du Bailli et Ferme du Fromez ;
- villa gallo-romaine révélée en 2013-2014 ;
- Deûle / Periseaux ;
- ESAT Moulin Lamblin, ancré dans le tissu social local.
Le territoire n’est pas une vitrine. C’est un empilement d’usages. L’annuaire montre les acteurs ; l’agenda les rendez-vous ; la fiche commune les repères.
Voisinage de rive
Comprendre Hallennes par l’eau, c’est aussi regarder Haubourdin et ses parcs (Herbigny, Canteraine), Santes et ses blockhaus le long de la commune, Sequedin et Englos pour le continuum habitat. La porte est des Weppes se lit aussi en rive.
Une écologie de proximité
Les Periseaux et la vallée de la Deûle ne sont pas des « espaces verts » au sens décoratif. Ce sont des corridors écologiques : oiseaux, humidité, prairies, continuités avec le Parc de la Deûle haubourdin. Dans une commune densifiée, ces corridors valent des équipements sportifs — ils rendent la densification supportable.
La gazette insiste sur un point pratique : la nature périurbaine se dégrade d’abord par les petits gestes — décharges sauvages, stationnements sur berges, chiens hors laisse au mauvais endroit — plus que par les grands projets. Habiter Hallennes, c’est aussi devenir gardien discret de ces lisières.
On peut articuler une semaine type :
- mardi : course au bourg ;
- jeudi : boucle courte Periseaux ;
- dimanche : liaison plus longue vers Canteraine ou Santes ;
- et, une fois par saison, une balade découverte pour ne pas réduire l’eau à un décor.
Prolonger
Rubrique Territoire, carte des 25 communes, et vos propres itinéraires. Vous avez une boucle favorite entre Hallennes et les Periseaux ? Envoyez-la : la gazette enrichit volontiers ses balades avec le terrain des habitants.
Du quotidien à la métropole verte
Relier Hallennes aux Periseaux, c’est aussi comprendre que la MEL joue une partie de son avenir écologique sur ces lisières. Chaque hectare non artificialisé près de la Deûle vaut des discours. Les habitants sont les premiers sentinelles : signaler les dépôts, défendre les cheminements, fréquenter les lieux pour qu’ils restent légitimes dans les arbitrages d’aménagement.
La gazette croise volontiers vos itinéraires avec ceux de Haubourdin et Santes. Une porte est qui marche vers l’eau reste une porte weppoise.
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