- La date est le deuxième dimanche de mai, posée par la loi du 10 juillet 1920.
- Ce n’est pas un jour férié : le dimanche l’est déjà, pour beaucoup.
- La fête est légale et discrète. Peu de communes la tiennent encore.
- Elle ne se confond ni avec le 8 mai 1945 ni avec Orléans au 8 mai 1429.
Ce qu’il faut comprendre
On croit Jeanne d’Arc absente du droit. Elle y est. Simplement, le calendrier républicain a d’autres rendez-vous plus tenus : 8 mai, 11 novembre, 14 juillet.
La loi de 1920 sort d’un après-guerre. Elle lie une figure médiévale et le patriotisme du XXe siècle. Ce mélange explique en partie le silence d’aujourd’hui : on ne sait plus très bien ce qu’on commémore.
L’origine
La loi du 10 juillet 1920 institue la fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme, le deuxième dimanche de mai. La date s’approche de la délivrance d’Orléans, le 8 mai 1429.
| Date | Fait |
|---|---|
| 8 mai 1429 | Délivrance d’Orléans. |
| 30 mai 1431 | Jeanne d’Arc est brûlée à Rouen. |
| 16 mai 1920 | Canonisation à Rome. |
| 10 juillet 1920 | Loi française instituant la fête du deuxième dimanche de mai. |
Comment ça se vit
Pas de pont. Une gerbe à Orléans, parfois à Rouen ou Paris. Ailleurs, le dimanche reste un dimanche. Les écoles sont déjà fermées.
Aucune des vingt-cinq communes n’a à sortir les drapeaux pour obéir à 1920. La loi existe ; la visibilité, non. On peut lire une plaque, passer devant une église. On n’invente pas une procession à Radinghem-en-Weppes.
Questions fréquentes
Ce dimanche est-il férié en plus ?
Non. C’est déjà un dimanche. La loi de 1920 n’ajoute pas un jour chômé.
Pourquoi le deuxième dimanche de mai ?
La loi du 10 juillet 1920 l’a choisi, près de la date de la délivrance d’Orléans.
La fête se tient-elle dans les Weppes ?
Rien ne l’impose. Elle est légale et, ici comme ailleurs, souvent invisible.
Sources : Loi du 10 juillet 1920 ; délivrance d’Orléans, 8 mai 1429.