Histoire de Haubourdin
Plus peuplée des communes des Weppes, Haubourdin est une ville-porte entre canal de la Deûle et plat pays. Industrie (Lever, Sander), nécropoles franco-allemandes-russes et parcs métropolitains dessinent une histoire dense.
De 1127 à 2026 · 16 dates · Photo Sn59320 · CC BY-SA 3.0
- 15 074Population
- 5,38Superficie
- ~2 802Densité
- 1 627Sépultures DE
- 1913–2003Usine Lever
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1127
Première mention
Symon, évêque de Tournai et de Noyon, donne l’église d’Haubourdin à l’abbaye de Denain. La ville entre dans les chartes.
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Moyen Âge
Bourg de la Deûle
Haubourdin se développe au contact du bras de la Deûle. Position de carrefour entre Lille et le plat pays flamand.
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1605
Érection en vicomté
La terre d’Haubourdin, jusqu’alors relevant du Hainaut, est érigée en vicomté le 3 octobre 1605.
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1703
Ferme du Bocquiau
Construction de la Ferme du Bocquiau, devenue centre culturel. Témoin de l’âge des grandes fermes flamandes.
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XIXᵉ s.
Industrie et église Saint-Maclou
Teinturerie Sander, église Saint-Maclou (1867), monastère Sainte-Claire : Haubourdin entre dans l’âge industriel et urbain.
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fin XIXᵉ
Du château Beaupré au lycée
Le château Beaupré devient lycée — reconversion typique du patrimoine seigneurial en équipement public.
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1913
Usine Lever
Ouverture de la savonnerie Lever (puis détergents). Jusqu’à 1 700 salariés : un pilier industriel de la porte weppoise.
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1914–1918
Occupation et nécropoles
Nécropole nationale (dont 21 soldats russes) et cimetière militaire allemand (1915, 1 627 corps). Usines réquisitionnées, flèche de Saint-Maclou incendiée en 1918.
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1920–1939
Ville décorée
Après la Croix de Guerre, Haubourdin consolide son rôle de porte urbaine des Weppes.
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24 mai 1921
Croix de Guerre 14-18
Décret décorant Haubourdin pour son courage sous l’occupation. La ville reçoit aussi la Croix de Guerre 1939-1945.
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1927
Géants Pitche et Mitche
Le Comité des fêtes du P’tit Belgique crée les géants Pitche et Mitche, symboles du passé ouvrier et flamand.
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1950–1980
Ville industrielle et scolaire
Usines, lycée (château Beaupré), habitat : Haubourdin affirme sa densité.
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XXᵉ–XXIᵉ
Parc de la Deûle
Canteraine, Herbigny, canal : Haubourdin affirme sa vocation de ville verte de la porte weppoise, tout en restant le pôle urbain le plus peuplé du territoire.
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1989–2003
Fin des usines
Fermeture de la teinturerie Sander (1989) puis de Lever (2003). Les friches ouvrent l’ère de la reconversion urbaine.
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2000–2015
Ville verte de la Deûle
Parcs Canteraine et Herbigny, intégration MEL : Haubourdin mise sur le cadre de vie.
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2026
Aujourd’hui
Ville-porte des Weppes, Haubourdin a muté d’usine Lever en parcs de la Deûle. La nécropole nationale, dont vingt-et-un soldats russes, rappelle que la ville n’est pas qu’une gare.