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Les Weppes

Portraits · Beaucamps-Ligny · 1 juillet 2026

Beaucamps-Ligny : deux villages, et 2 628 soldats sous un pré

En 1927, Beaucamps et Ligny fusionnent : il restait 34 habitants à Ligny. Aujourd’hui le village est calme, classé pour un saint Michel de bois — et l’un des plus grands cimetières allemands des Weppes est là, à côté.

Rédaction Les Weppes Gazette · 5 min de lecture
Beaucamps-Ligny — deux villages, une commune.
Beaucamps-Ligny — deux villages, une commune.

Il faut deux noms pour dire Beaucamps-Ligny. Ce n’est pas une coquetterie de panneau : ce sont deux villages collés l’un à l’autre, fusionnés en 1927 parce que la guerre avait vidé Ligny. Il y restait 34 habitants.

On traverse aujourd’hui un bourg verdoyant, entre Fournes-en-Weppes et Erquinghem-le-Sec. Rien n’annonce le chiffre. Dans le cimetière militaire allemand, créé dès mai 1915 après les batailles d’Aubers et de Festubert, reposent 2 628 soldats.

Trois morts pour un vivant. Le village autour n’a pas changé d’échelle ; le sous-sol, si.

Un saint Michel dans une église trop grande pour son silence

L’église Saint-Pierre garde une statue de bois du XVIᵉ siècle : saint Michel terrassant le dragon, classée Monument historique en 1935. C’est l’un des objets les plus anciens que l’on puisse encore toucher du regard dans les Weppes — un pays où la pierre d’avant 1914 a souvent disparu.

À côté, la chapelle de Ligny rappelle l’autre pôle. L’ancienne gare (1884–1937) a fermé. Le village a cessé d’être une halte ferroviaire ; il est devenu un lieu où l’on habite, entre champs (encore 78 % de terres arables) et routes vers Lille.

Ce qu’on vient voir, vraiment

Pas un « site ». Trois choses, dans cet ordre :

  1. le cimetière allemand — le récit est dans Beaucamps-Ligny : 2 628 soldats sous un village tranquille ;
  2. saint Michel, si l’église est ouverte ;
  3. le tour des deux centres, pour comprendre que la fusion n’est pas qu’un acte administratif.

Beaucamps-Ligny n’a pas vocation à faire de l’ombre aux gros bourgs. Sa force est inverse : rester lisible. Un village qui a absorbé un autre village, et qui vit au-dessus d’un des plus grands ensembles funéraires du secteur.

La fiche commune oriente. Le reste se tait assez pour qu’on entende les corbeaux.

Article rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis complété et relu par notre équipe.

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