Semaine de la mobilité : Ilévia, TER, et les hameaux sans bus
Du 16 au 22 septembre, la Semaine européenne de la mobilité encadre la Journée du transport public du 19. Dans les Weppes, gares de Don-Sainghin, Haubourdin et Wavrin existent ; beaucoup de hameaux restent à la voiture.

La Semaine européenne de la mobilité se tient du 16 au 22 septembre. Le 19 septembre, le calendrier associatif porte la Journée du transport public. Ce n’est pas férié. Rien n’est automatique : ni un ticket à 1 €, ni une ligne nouvelle, ni un métro au village. La journée a été lancée en France en 2007, par le GART et l’UTP. Elle parle des réseaux — bus, tram, métro, TER — de leurs autorités, de leurs exploitants.
Dans les Weppes, la voiture reste souvent le premier outil. Ilévia dessert une partie des communes. Le TER passe notamment à Don-Sainghin, Wavrin, Santes, Haubourdin, La Bassée. Beaucoup de hameaux restent à la voiture.
Une semaine de la mobilité ne crée pas une ligne. Elle oblige à relire une fiche horaire avant d’imaginer un métro.
Ce que l’on a, réellement
La gare de Don-Sainghin, place Victor-Hugo à Sainghin-en-Weppes, reste le nœud. Cinq voies, TER Hauts-de-France vers Lille-Flandres, Lens, Béthune, bus Ilévia (61, 932, plus réservation 28R et 61R), parking-relais d’environ 450 places, abri vélo. Fréquentation 176 025 voyageurs en 2024 — loin de Lille, déjà lourd pour le plat pays.
La gare d’Haubourdin est la porte urbaine : TER vers Lille, bus (Liane, Corolle, lignes de proximité), place de la Gare, V’lille à proximité. La rentrée, nous l’avons déjà écrite, s’y joue autant que dans les écoles.
La gare de Wavrin est la halte structurante du centre : TER Lille · Béthune · Lens, correspondances Ilévia, guichet, abri vélos. Dans une commune de 13,59 km², le train ne dessert pas tout le cadastre. Il donne un point. Le reste se gagne à pied, à vélo, en bus — ou en voiture.
D’autres haltes existent : Santes, Marquillies, Salomé, La Bassée-Violaines. La gazette n’en fait pas un réseau égal. Elle en fait une liste. L’égalité, ici, n’existe pas.
Le dossier Entre champs et métropole explique pourquoi : A25, échangeur d’Englos, départementales, champs. On habite souvent ici, on travaille souvent ailleurs. Entre 7 h et 9 h, les villages se vident. Entre 17 h et 19 h, le mouvement s’inverse.
Ce que l’on n’a plus
Le train Michon a fermé en février 1951. Dix-huit kilomètres de Don-Sainghin à Fromelles, neuf communes, un tortillard à 18 km/h. Betteraves, charbon, bière, élèves. Il allait partout où il fallait charger. Il n’allait pas vite.
Ce qui a disparu alors, ce n’est pas seulement un horaire. C’est une manière de lier des villages sans passer par Lille. Fromelles, Aubers, Illies, Wicres, Herlies, Fournes n’ont plus ce fil. Ils ont la route. Certains ont un bus. D’autres ont surtout un hameau et une voiture.
La semaine de la mobilité n’efface pas 1951. Elle le rend lisible. Quand on parle d’« offre » en 2026, on parle d’un maillage incomplet, hérité d’un basculement vers le camion et la voiture particulière.
Les hameaux : le dernier kilomètre qui n’existe pas
Les hameaux des Weppes — Hocron à Sainghin, et les autres écarts — rappellent une géographie que le réseau ne couvre pas à égalité. Un village-centre peut avoir une halte ou un arrêt. Un hameau, souvent, n’a qu’une départementale et un fossé.
La gazette n’invente aucune desserte pour le 16 ou le 19 septembre. Elle n’annonce aucun tarif spécial. Ces opérations, quand elles existent, dépendent des réseaux, d’une année sur l’autre. Elles se lisent sur ilevia.fr et sur les fiches TER, pas dans un article daté du matin.
Le geste du jour, s’il y en a un, est plus modeste :
- relire une fiche horaire — Don-Sainghin, Wavrin, Haubourdin — avant de conclure que « ça ne passe jamais » ;
- tester, une fois, un trajet réel (aller-retour, correspondance, dernier kilomètre) ;
- ne pas confondre le covoiturage du voisin et le transport public — l’un aide, l’autre est un réseau ;
- accepter que pour une part des habitants, la voiture reste l’outil ; ce n’est pas une faute ;
- signaler un arrêt, un trou, un horaire scolaire utile, plutôt que de généraliser.
Trois gares, trois manières d’entrer dans la semaine
Don-Sainghin sert Sainghin et Don, et, en pratique, tout le sud. Sans elle, le récit « entre champs et métropole » bascule entièrement sur l’A25.
Haubourdin sert ceux qui sont déjà dans la façade urbaine. Le train y est une habitude possible, pas un exploit.
Wavrin sert un bourg vaste. On peut habiter près de l’eau et travailler au centre ; le TER n’y change pas tout. Il change une part des navettes vers Lille, Lens, Béthune.
Le passage à niveau de Sainghin, sur la photographie de cette une, n’est pas une nostalgie. C’est encore un geste quotidien : s’arrêter, attendre, reprendre. Le rail n’a pas tout quitté les Weppes. Il s’est concentré.
Ce que la gazette retient
Du 16 au 22 septembre, la mobilité weppoise se lit sans slogan : Ilévia et TER existent, inégalement ; Don-Sainghin, Haubourdin et Wavrin structurent une part des jours ; les hameaux restent souvent hors desserte. Le 19 n’invente rien. Il rappelle seulement qu’un réseau se juge à l’horaire, pas à la semaine.
Pour prolonger
Cet article a été rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis complété et relu par notre équipe.
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Un souvenir, une photo de famille, un nom à corriger : la gazette s’écrit à plusieurs mains.
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